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11 févr

Quand la Cour des Compte réclame le logiciel libre

Publié le 11/02/2018

En France, le rapport public annuel 2018 de la Cour des comptes a nouvelle fois exposé une sélection de recommandations visant à améliorer l’utilisation des fonds publics et l’efficacité des services publics. Parmi elles figure désormais un peu plus clairement le logiciel libre.

Le rapport, publié le 8 février, est accessible en ligne, dans une recherche de transparence appréciable. Nous l’avons lu.

Dans la partie consacrée à la numérisation de l’État, on trouve ainsi une référence explicite (mais c’est loin d’être la seule) à l’utilisation du logiciel libre :

« Renforcer l’attractivité de l’État comme employeur, en mobilisant l’ensemble des leviers autres que celui des seules rémunérations : promotion du logiciel libre ; autonomisation des équipes ; adaptation des locaux ; propositions de parcours de carrière ; construction d’une image employeur, etc. » 

Des propos largement salués par des défenseurs du logiciel libre, à l’image de l’APRIL. L’association s’est fendue d’un communiqué de presse dans la foulée de la publication.

On peut y lire :

« Dans ce rapport, la Cour des comptes accorde une grande importance au logiciel libre comme élément moteur de la modernisation des administrations publiques. Elle qualifie ainsi le développement libre comme un « puissant facteur d’efficience », notamment en guise de sécurité puisque l’identification et la correction d’erreurs [sont] amplifiées par le nombre d’utilisateurs et le caractère public des relevés d’erreurs. (...) L’April salue cette prise de position sans ambiguïté de la Cour des comptes pour le développement d’une informatique libre et souveraine au service de l’intérêt général, et exhorte le gouvernement, en particulier le secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi, à se montrer à la hauteur de ces enjeux. Les ambitions numériques du gouvernement resteront lettre morte sans logiciels libres. »

En 2018, le logiciel propriétaire continue toutefois d’occuper une place prépondérante dans les administrations (on l’a vu aux contrats passés entre l’Éducation Nationale et Microsoft), mais le logiciel libre se présente désormais de plus en plus clairement non pas comme l’alternative, mais comme une voie à suivre pour la France.

Ce qui ne manquera pas de stimuler les grands acteurs du Libre français.

- [C.G.->https://cedric.fm/a-propos/

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